Fortes chaleurs : aura-t-on plus souvent chaud demain ?

L’un des principaux impacts du dérèglement climatique en France va être la hausse des températures. Nous allons devoir vivre de plus en plus avec de fortes chaleurs, notamment dans les villes denses et minéralisées. Veolia propose dès aujourd’hui des solutions pour s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques.

Le dernier rapport du GIEC, consacré aux effets du réchauffement climatique et aux moyens de s’y adapter, indique que la hausse de la température terrestre au cours des deux derniers siècles atteint aujourd’hui +1,09°C, et provoque déjà des vagues de chaleur et des sécheresses inédites. A l’horizon de la fin du siècle, l’ampleur du réchauffement est encore incertaine, se situant entre +1,4 et +4,4 °C selon les différents scénarios étudiés par les experts du GIEC ; la trajectoire actuelle nous emmenant vers une hausse de +2,7°C des températures moyennes ce qui est un basculement total : à titre de comparaison, 5°C de hausse, c’est ce qui a fait sortir la Terre de la dernière ère glaciaire. Imaginez aussi la température du corps humain, quand il passe de 37 à 39,7°C.

Ces valeurs moyennes escamotent une dimension essentielle du problème : les pics de chaleur extrêmes. Avec un réchauffement moyen annuel de +3°C, les pics atteindraient jusqu’à +10°C pendant la période estivale par rapport à aujourd’hui et le sud de la France connaîtrait jusqu'à 20 à 30 jours de température supérieure à 35°C par an. Ces canicules entraîneront des modifications irréversibles des écosystèmes, de grandes difficultés pour adapter les bassins de vie et le plus tragique, une augmentation de la mortalité.

Veolia a représenté l’évolution des températures en France d’ici 20 à 50 ans, sur la base du scénario intermédiaire du GIEC. Les deux cartes ci-dessous montrent les fortes chaleurs que devrait subir le territoire demain.

Fortes chaleurs (2004-2020)

Carte des fortes chaleurs en France sur la période 2004 à 2020

Sources : données Météo-France 2021

Fortes chaleurs, horizon 2041-2070

Carte de l’évolution des fortes chaleurs en France, horizon 2041-2070

Sources : Portail Drias du Ministère de la Transition écologique (2020) - Simulation climatique médiane, RCP8.5

Cette hausse des températures aura bien d’autres conséquences néfastes : perte d’une partie de la production agricole, liée à la sécheresse et à la chaleur et globalement, une ressource en eau disponible plus limitée notamment sur le pourtour méditerranéen et une atmosphère plus chaude et potentiellement plus humide.
 

Créer des îlots de fraîcheur dans les villes

Alors, que faire face à ces évolutions de notre climat, au-delà des actions entreprises pour limiter le réchauffement ? Comment adapter nos bassins de vie à ces nouvelles conditions climatiques ? Heureusement, des solutions existent, souvent inspirées par la nature.

Prenons l’exemple des villes, exposées à des épisodes de chaleur extrême particulièrement intenses, compte tenu d’une concentration importante de la population, d’une plus grande minéralisation et du manque de végétation, et où les sols, qui absorbent la chaleur pendant la journée et la rejettent le soir, empêchent l’air de se rafraîchir. Face à ces « îlots de chaleur urbains », les villes doivent repenser l’aménagement de leur espace urbain en limitant l’artificialisation des sols, en redonnant la place à la nature en ville.
Veolia travaille sur la création « d’îlots de fraîcheur », grâce à la combinaison de plusieurs solutions.

îlots de fraîcheur urbains, humidification automatique des chaussées et des trottoirs

D’abord, la végétalisation de l’espace urbain ; car les plantes, qui jouent un rôle de filtre solaire et permettent l’évapotranspiration, peuvent rafraîchir la température ambiante.

S’inspirant de ce mécanisme, des « pavés évaporatifs », comme ceux installés dans la ville de Toulouse, vont également rafraîchir les zones piétonnes. Dans les périodes de forte chaleur, un système de goutte-à-goutte injecte de l’eau sous les pavés, et en rafraîchit la surface grâce à l’évaporation de l’eau.

En complément, un autre système permet l’humidification automatique des chaussées et des trottoirs, grâce à des buses d’aspersion au niveau du sol.

Ces deux solutions utilisent la plupart du temps l’eau de pluie, prétraitée grâce à des procédés dépolluants développés par Veolia. Il s’agit donc d’une solution écologique, exploitant utilement de l’eau traitée mais non potable.

Ensemble, ces solutions permettent de baisser la température du sol de 10 à 15°C, et celle de l’air de 5 à 8 °C, et contribuent à l’amélioration du confort des populations.

Face au changement climatique, privilégier les solutions inspirées par la nature : c’est l'une des stratégies à adopter pour retrouver de nouveaux équilibres durables et vertueux.


 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR NOS SOLUTIONS :

Vincent Chevalier

Directeur Energies et Décarbonation

Veolia Eau France - Direction du Développement

T +33 6 27 33 13 69