Lunéville : un contrat gagnant-gagnant

Pour gérer au mieux les déchets, les Délégations de Service Public (DSP) ont de l’avenir. Côté client, cette solution est un gage d’efficacité : un prestataire unique et un budget maîtrisé. Côté Veolia, l’enjeu de ce type de contrat est d’innover en proposant un dispositif sur mesure, conjuguant tous les savoir-faire du groupe, et cohérent sur le long terme. La DSP, signée avec les communautés de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat et du Pays de Sânon (54), pose ainsi une équation inédite : réduire les volumes pour augmenter la rentabilité du contrat.

 

 

Un changement d'importance 

A partir du 1er janvier prochain, les communautés de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat et du Pays de Sânon et leurs 48 500 habitants entreront dans une nouvelle ère en matière de gestion des ordures ménagères. Une DSP de cette ampleur, c’est une première, explique Hervé Becker, directeur de territoire Alsace-Lorraine. Nous allons prendre en charge pendant dix ans l’intégralité du marché, de la collecte au tri en passant par le traitement des déchets, l’accueil des usagers ou encore le recouvrement de la redevance. » Et le défi est de taille, avec des objectifs élevés : diminuer de 40% le tonnage des déchets, doubler le taux de valorisation matière, limiter le traitement par stockage.

 

Moins, c’est mieux !

« Pour y parvenir, nous allons exploiter l’intégralité des services support du groupe : juridique, fiscalité, communication... détaille Sylvain Mathieu, Directeur d’Unité Opérationnelle de l’agence de Lunéville. Mais nous allons surtout nous appuyer sur les habitants en les incitant à changer leurs habitudes de tri. Avec un « mantra » : moins, c’est mieux ! C’est le grand enjeu : réussir à convaincre chaque citoyen qu’il a les leviers pour agir et réduire sa facture en apprenant à mieux trier ses déchets pour en limiter les quantités. » Une boucle vertueuse qui passe par la mise en place d’un dispositif sur mesure et l’implication de tous les acteurs . Mais le jeu en vaut la chandelle. Les DSP ont un vrai potentiel. « Comme tout marché avant-gardiste, des zones d’incertitudes subsistent : l’attitude des entreprises ou les hypothèses concernant la constitution des foyers, analyse Hervé Becker. Mais le modèle est viable car adaptable. Nous pouvons, en particulier, réviser la formule en cas d’évolution du coût de la vie (hausse du prix des carburants par exemple). En outre, la puissance du groupe rassure les collectivités et nous permet d’être bien placés pour remporter ce type de contrat que les petites entreprises locales n’ont pas la capacité de gérer. C’est notre force. »

 

 

« Un dispositif pédagogique sur-mesure pour accompagner la tarification incitative. »

« L’économie du marché repose sur la qualité du tri effectué par les habitants et sur le principe « pollueur-payeur ». Nous allons donc les accompagner en leur expliquant notre démarche dans le cadre de l’instauration de la redevance incitative. Le rôle de nos collaborateurs va évoluer : au-delà de la collecte, les ripeurs vont devenir des contrôleurs qualité des déchets. Ils pourront refuser des sacs, y accoler des stickers explicatifs ou distribuer des brochures pédagogiques. En complément, deux ambassadeurs du tri feront du porte-à-porte pour aider les « mauvais » trieurs. Ils iront également à la rencontre de la population (écoles, déchetteries, réunions…) pour la sensibiliser au compostage, au gaspillage alimentaire ou aux déchet dangereux. »

Sylvain Mathieu, Directeur d’unité opérationnelle de l’agence de Lunéville


“Pour une collectivité de la taille du Sânon, qui compte 6000 habitants, le contrat groupé et le format de la DSP nous donnent les moyens d’une politique déchets très performante, avec des objectifs environnementaux élevés et une maîtrise financière sur le long terme.”

Michel Marchal, Président de la Communauté de Communes du Sânon.

 

“Notre collectivité se veut exemplaire en matière de développement durable et de politique déchets. Pour nous, le meilleur levier pour insuffler cette innovation est un partenariat sur le long terme, avec un unique délégataire qui puisse construire une solution globale et cohérente : c'est la réponse que Veolia a su nous apporter. Pour nous donner les moyens de nos ambitions, nous avions besoin d'une certaine échelle pour atteindre une masse critique, soit environ 50 000 habitants. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes associés avec la communauté de communes du Sânon. La redevance incitative représente pour une partie de nos administrés un changement important. L'intérêt pour nous de nous associer avec un grand groupe, c'est l'accompagnement qu'il peut nous apporter en termes de politique prévention et communication pour insuffler ce changement.”

Laurent de Gouvion de Saint Cyr, Président de la Communauté de Communes du Territoire de Lunéville à Baccarat.

3 ans pour s'adapter
  •      1er janvier 2019 : adaptation de la collecte (optimisation des circuits), accompagnement pédagogique
  • 1er janvier 2020 : déploiement (utilisation) des bacs « pucés » afin de connaître la production de déchets de chaque foyer ; facturation incitative « à blanc » (le coût est indiqué mais pas prélevé)
  • 1er janvier 2021 : instauration de la redevance incitative au réel (12 levées par an incluses dans la part fixe et facturation des levées supplémentaires)