23 décembre 2014

La Fondation Veolia aux côtés de la Croix-Rouge et MSF pour lutter contre l’épidémie Ebola en Guinée

A la demande du gouvernement français, la Croix-Rouge française vient d’ouvrir un centre de traitement de 60 lits pour lutter contre la propagation du virus dans la région de Macenta, au sud-est de la Guinée, et soulager les autres centres du pays, déjà saturés. Partenaire de longue date de la Croix-Rouge, la Fondation Veolia était à ses côtés.

Photo camp ebola

La Croix-Rouge s’est appuyée sur l’expertise de Médecins Sans Frontières pour superviser la construction du centre et former le personnel. Elle a par ailleurs fait appel à la fondation Veolia pour assurer la distribution d’eau, élément essentiel de la logistique du centre. 

La Fondation Veolia dispose d’une équipe de collaborateurs formés pour intervenir dans des missions d’urgence humanitaire : la « Veoliaforce ». Parmi les volontaires expérimentés, Guillaume Cubizolles est parti sur le terrain. Il a conçu et construit un système complexe de 3 réseaux d’eau différemment chlorée pour les soins, le nettoyage et la désinfection.

La Fondation Veolia conseille  le Service national de l’eau de Guinée

Par aielleurs, dans le cadre d'un partenariat signé avec la Guinée, la Fondation Veolia apporte son expertise aux personnels du Service National de l’Eau. Grâce à son soutien, une première adduction d’eau potable, en cours de réalisation, approvisionnera bientôt 7 000 habitants dans l’est du pays. Un projet de formation des cadres techniques guinéens devrait également débuter au premier semestre 2015.
 

Entretien avec Guillaume Cubizolles

guillaume Cubizolles

Guillaume Cubizolles, 33 ans - 12 ans au sein de Veolia et 10 ans de volontariat chez Veoliaforce dont plusieurs missions en Chine et à Haïti  - a passé trois semaines à Macenta, au cœur de l’épidémie. Il témoigne :

Dans quel contexte êtes-vous parti en Guinée sur cette opération ?
Comme toujours, lors d’interventions humanitaires, il faut aller vite. Il s’est passé 10 jours entre le premier coup de fil de la Fondation et mon arrivée sur place, le temps surtout d’être briefé par la Croix-Rouge française (CRF). Il fallait à la fois comprendre l’enjeu et les contours du projet, et se familiariser avec les consignes de sécurité.

Vous partiez dans une zone touchée par une épidémie dont on entend beaucoup parler …
Je n’avais pas plus de connaissances sur Ebola que la moyenne des gens. La formation suivie à la CRF a été, du coup, très éclairante. On y découvre qu’il s’agit d’une maladie moins contagieuse que d’autres car elle ne se transmet pas par l’air. On y apprend les règles à respecter sur place : pas de contacts physiques, consommation d’eau sécurisée. Bref, on fait la part des choses entre psychose médiatique et réel danger.

Vous êtes parti pour mettre en place un réseau d’eau spécifique. Pouvez-vous nous expliquer sa mise en œuvre ?
Nous avons d’abord, avec les membres de la CRF avec qui je suis parti, vérifié la bonne adéquation de nos plans avec la réalité… Dans ce type de circonstances, il faut oublier tout ce qu’on a appris et faire avec ce qui est possible sur place. La CRF a réussi à trouver des cuves, des pompes et des tuyaux dans la région, mais certains éléments ont dû être acheminés de Conakry, la capitale. Les journées sur le chantier pouvaient durer de 8h à minuit. Et il fallait bien cela puisqu’il y avait trois réseaux d’eau à réaliser, avec des concentrations de chlore différentes pour couvrir l’ensemble des besoins du Centre définis par Médecins sans frontières, le maître d’ouvrage. La mise en service a eu lieu la veille de mon départ, mi-novembre, et le centre a accueilli ses premiers patients peu après.

Sur le plan de la sécurité, quelles sont les différentes étapes quand on rentre d’une zone d’épidémie ?
La seule consigne est de prendre sa température deux fois par jour pour repérer toute anomalie éventuelle. Mais très honnêtement, ma seule crainte était d’attraper un coup de froid, d’avoir de la fièvre et d’être mis en quarantaine d’office alors que je savais n’avoir pris aucun risque. 


Pour en savoir plus :
Date de publication : 23 décembre 2014
Date de dernière modification : 23 décembre 2014