21 janvier 2015

Veolia met en place une nouvelle logistique pour le transport des appareils électriques hors d’usage

Le 19 janvier 2015, Veolia a inauguré la boucle fluviale Gennevilliers/Rouen. Via sa filiale Fluveo, créée il y a 2 ans en partenariat avec le transporteur Marfret, Veolia acheminera cette année pas moins de 500 conteneurs sur cette ligne, pour le compte d’Eco-systemes.

 

Le chargement des containers

Le « Tout Routier » serait-il en train de passer de mode? C’est ce que tend à montrer le projet Fluveo, dont la vocation est d’optimiser, grâce au fluvial, le transport des DEEE (Déchets d’équipement électriques et électroniques). Celui-ci a été initié en 2013, année du rapprochement entre Veolia et Eco-systemes. Après des tests concluants effectués l’année passée sur ce trajet Gennevilliers/Rouen, Fluveo atteindra sa vitesse de croisière en 2015.

Un mode de transport alternatif au service de l’environnement

 
La péniche en action
Le transport 100% routier montre en effet de plus en plus ses limites. A la fois coûteux et peu respectueux de l’environnement, les acteurs de la valorisation des déchets lui cherchent de nouvelles solutions.

 La mise en place de cette ligne fluviale est une solution gagnant-gagnant pour Veolia et Eco-systemes.  « (…) le transport joue un rôle essentiel dans l’économie circulaire (…)» rappelle Bernard Harambillet, Directeur General Veolia France, Recyclage & Valorisation des déchets ; il ajoute que « (…) Veolia prône les modes de transport alternatif, tel le fluvial, pour transporter des gisements de grande quantité tout en maîtrisant les contraintes économiques (…) ».
 
Christian Brabant, directeur général d’Eco-Systemes renchérit : « (…) Avec Veolia, grâce à sa filiale Fluveo, nous franchissons une nouvelle étape en créant une boucle logistique rentable et pérenne, concurrentielle du secteur routier ».

 150 tonnes de CO2 évitées

Pour optimiser le circuit, les conteneurs ne voyageront pas à vide au retour. Ainsi, entre Gennevilliers et Rouen, ils seront utilisés à la fois par UPM (transport de papier) et par l’éco-organisme Valdelia (transport de déchets d’ameublement professionnel).
 
La mutualisation des acteurs de la valorisation des déchets permet aussi de faire des économies, et en premier lieu sur le prix de la tonne transportée. Enfin, le transport fluvial réduit aussi les coûts d’entretien des infrastructures routières, ainsi que ceux liés à la lutte contre la pollution.
 
Au global, une opération gagnante, avec 150 tonnes de CO2  évitées en 2015.


Date de publication : le 21/01/2015
Date de dernière modification : le 21/01/2015