Frédéric Trouillet, Chargé d’études et projets

Frédéric, Chargé d’études et projets

Frédéric est de ceux qui s’activent en coulisse, de sorte à ce que les équipes d'intervention puissent œuvrer sur le terrain, l’esprit serein. Muni de son blocnotes et d’un appareil photographique, de Tarare à Bourgoin-Jallieu, de Givors à Mâcon, le Chargé d’études et projets audite les stations, inspecte les équipements et les installations, inventorie, répertorie, relève les niveaux d’usure afin de compléter le panorama du logiciel GAMA : « Mon rôle, c’est essentiellement d’être correspondant GMAO – Gestion Maintenance Assistée par Ordinateur. Mon objectif est d’avoir une base de données propre. C’est notre socle de travail, mais on migrera à terme de ce vieux dinosaure vers un nouveau programme ! »

Pour ceux qui ne verraient pas le rapport, tel est l’objet de sa fonction support : décharger les collègues de la paperasse, leur permettre d’aller au plus efficace – « une fois qu’on a créé les gammes de maintenance et le patrimoine, le logiciel compile et génère des ordres d’intervention. À la fin, mon ambition ultime, c’est que les comptes-rendus sortent pré-remplis. Tout cela sera automatisé, le client sera content, et nous, on aura gagné en productivité ! »

S'il convient que son office repose sur une saisie clavier qui gagnerait à être raccourcie – « c'est beaucoup de copiers-collers, pour la bonne cause ! » –, celui qui a entamé son parcours chez Veolia en tant qu'agent d'exploitation connaît le sens de ses efforts. Après un BTS Gestion Maîtrise de l'Eau qui déboucha sur l’idyllique triptyque stages-CDD-CDI, le jeune homme visait déjà un avenir bien défini : « Le numéro un de l’eau, ça faisait rêver, alors, en 2000, j’ai foncé en me disant “c'est pour la vie” ! Je suis aussi resté parce qu’on dispose de plein d’avantages ; j’ai l’impression d’être chouchouté ! »

Chemin faisant, d'usines en formations internes, du campus Veolia où il empoche une licence professionnelle Gestion des Services Environnement, à la responsabilité de toute une station en tant que prestataire d’un géant agroalimentaire, là où l'exigence industrielle « tient à la culotte », Frédéric atteste qu'une trajectoire comme la sienne se pilote : « Veolia n’est peut-être pas une “start-up agile”, mais ici, les opportunités de mobilité et d’évolution sont bien réelles, et il y a énormément de personnes sur lesquelles on peut compter. Nous avons même un site dédié, où l’on peut répondre à n’importe quelle annonce en interne : je m’imaginais presque aller à l’étranger, mais je n’ai jamais franchi le pas ! »

C'est tout de même un monde inédit que le Chargé d'études et projets découvre, lorsqu'il s'oriente finalement côté siège pour s'occuper du dossier GAMA – un monde peuplé de coutumes minutées, de pauses café réglées comme une horloge, ou de « tournées des popotes » chorégraphiée à la virgule près : « Depuis que je suis dans les bureaux, je suis clairement sédentaire ! Les gens du 1er étage viennent chercher ceux du 2e à 9h30, c'est un timing précis. Auparavant, j'étais exclusivement sur le terrain, mais je ne suis pas du tout réfractaire au changement, et celui-là, je l'ai aussi perçu sur le ventre ! »

Un nouveau décor qui n'empêche pas Frédéric de retrouver le vrombissement des surpresseurs à air, le raffut des pompes et des centrifugeuses qui filtrent la boue de l'or bleu. Convaincu de cette valeur à jouter pied à pied avec le cœur de métier, il y continue ses manips sur les machines familières afin d'assister ses confrères ; à l'image de ce manager méritant avec lequel Frédéric est fier d'avoir cheminé, celui qui est parti sans autre bagage qu'un CAP bûcheronnage et qu'il a accompagné, jusqu'à lui permettre d'atteindre la direction d'une des stations d'épuration du groupe : « Avoir des chefs d'orchestre, c'est bien ; avoir des musiciens, c'est mieux ! L'univers technique regorge de profils formidables. Ce sont eux qui actionnent les boutons, et je suis heureux de me dire que je leur apporte mon aide ! »

Un équilibre que le vétéran jovial essaime d'ailleurs autour de lui – « c'est bête à dire, mais j’aime bien être aimé ! » –, pour dissiper la tendance à la bureaucratie qui pourrait isoler dans une tour d'ivoire – alors même qu'il y a tant à voir :

 

 

« C'est capital de venir constater la diversité et la qualification de tous ces talents, ne serait-ce que pour comprendre à quoi correspond physiquement une ligne de budget imputée… ! Et l'inverse serait appréciable aussi ; il ne faudrait pas se dire que les gens des bureaux ne font rien !  »

 

Frédéric, Chargé d’études et projets du territoire Rhône Saône Confluence
© Trafalgar Maison de Portraits & Romain Chambodut

 

Pour cet amateur d’Eddy Mitchell, il est une nostalgie à préparer le voyage de son logiciel vers le Cimetière des éléphants, « gadget évident » qui a fait son temps. En attendant que Frédéric ne fasse entrer la condensation de ses progrès dans le cloud Veolia – « on a accès à “la météo des applis” ; j’ai compté, on en a deux-cent-soixante-huit ! » –, il reste à animer les ateliers de formation au sein du groupe pour que la transition s’effectue en douceur, à interroger ses « plans quinquennaux » pour savoir où déplacer son curseur. Bien sûr, le Chargé d’études et projets pourrait futuriser ce pan de carrière en systématisant les QR codes – « tous les correspondants en rêvent ! » ; question de cycle oblige, la transmission trotte en tête de celui qui est retourné sur les bancs estudiantins à trente ans. Frédéric s’autorise aussi à envisager de revenir à l'opérationnel et à sa culture, souhaitant rester fidèle à son nomadisme de nature, et à Veolia, où chacun peut composer un poste à sa mesure.

 


J'ai compris à quel point mon métier avait du sens ?

Dès la première semaine où j’ai été embauché : il faut faire tourner la station, il faut que l'eau soit impeccable en sortie. Là c'est sûr, le sens, c'est ça ! Il est même évident, tu produis de l’eau potable ; il faut qu'elle arrive au robinet propre et qu'elle ne contamine personne. Quand tu traites les eaux usées, elles doivent être aux normes en sortie de station. J'oserai dire que cela coule de source !



Si l’on me donnait une baguette magique…

Je referais ma scolarité à l’époque du lycée ! J’aurais voulu être un peu plus assidu et un peu moins idiot. J’en serais peut-être sorti avec de meilleures bases, et je serais peut-être un peu plus haut dans la hiérarchie aujourd’hui – mais en même temps, je suis très bien là où je suis. Il faut savoir ce qu’on veut ! Et puis Veolia assume son rôle de formation ; les campus sont primordiaux, car dans notre activité d’infrastructures, nous avons besoin d’électromécaniciens, de plombiers… plein de métiers qui s’apprennent, tout simplement !

 

Portraits Haute Couture

Ouvrir les coulisses de métiers peu connus, de "rendre visible l'invisible" via le parti-pris osé de la littérature, c'est le pari de cette série de portraits réalisée en association avec la Maison Trafalgar. Une écriture élégante, tendre et affûtée qui redonne ses lettres de noblesse à l'humain et aux émotions à travers les parcours de vie et les métiers de nos collaborateurs et collaboratrices.

Vous découvrirez ainsi, tous les mois, des portraits littéraires et photographiques de collaborateurs Veolia qui ont "osé le portrait" en se prêtant à cette expérience introspective et inattendue. Ils nous livrent des parcours de vie, des anecdotes qui donnent vie au terrain et à leur quotidien. Chaque écrit est unique, à l'image de nos collaborateurs, ils s'animent et dévoilent toute la richesse des personnalités qui composent la culture de notre entreprise. Tous ces témoignages ont un dénominateur commun, celui de faire un métier qui a du sens, en accord avec les valeurs profondes de Veolia.