Faire des économies d'énergie, du bâtiment au territoire

Faire des économies d'énergie, du bâtiment au territoire

Le gouvernement a fixé le cap. D’ici à 2050, la consommation énergétique de la France devra être réduite de moitié. Cet objectif ne pourra être atteint sans le concours des territoires. Comment agir en faveur de la transition énergétique, renforcer la justice sociale, soutenir l'attractivité de son territoire et améliorer les finances publiques locales ? Si atteindre ces quatre objectifs à la fois a tout l’air d’une mission impossible, porter des ambitions fortes en matière d’économies d’énergie est une façon de relever directement le défi. Les collectivités peuvent s’appuyer sur l’évolution des expertises disponibles pour réaliser de nouveaux gains en matière d’efficacité énergétique des bâtiments.

Elles peuvent aussi construire des stratégies intégrées de production, consommation et partage de l’énergie, et instituer de véritables boucles circulaires locales. Du bâtiment au territoire, de nouveaux champs sont à explorer pour ne plus perdre la moindre énergie.

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FAIRE DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE, DU BÂTIMENT AU TERRITOIRE (342.62 Ko)

Qu’il s’agisse d’infrastructures communales (locaux administratifs, gymnases, salles communales) ou de logements, que la collectivité les détiennent en propre ou qu’elle en assume la gestion, la question de la performance énergétique doit être prise en considération en amont. 

En améliorant la performance énergétique des bâtiments, la consommation d’énergie nécessaire pour les chauffer et les alimenter diminue mécaniquement. Toute la difficulté réside dans le caractère hétérogène de la nature et de la destination des bâtiments. L’efficacité énergétique d’une salle de classe n’a rien de commun avec celle d’une gymnase. La destination, les spécificités et l’usage du bâtiments doivent toujours être pris en considération pour prendre les meilleurs arbitrages.

Bâtiment bureaux éclairé

-> Les faits

Entre 25 et 35 €

La facture énergétique des collectivités territoriales est estimée entre 25 et 35 € par habitant et par an. Parmi les principaux postes de dépense : le chauffage des bâtiments.(1)

 

5,1 millions

L'Observatoire national de la précarité énergétique a récemment montré que ce sont 5,1 millions de ménages (12 millions d’individus) qui sont en situation de précarité énergétique.

 

Sources :

1) Chiffres Ademe
2) Les Echos / Ipsos

-> Les ambitions

- 50%

D'ici à 2050, notre consommation énergétique nationale devra être réduite de 50% et la part des énergies renouvelables portée à 32 %. Tels sont les objectifs fixés par la loi relative à la transition énergétique et pour la croissance verte d’août 2015.

 

58%

des français 58 % des français sont favorables à l’augmentation des dépenses des collectivités dans les dispositifs d’économies d’énergies.(2)

> Agir au niveau des bâtiments

Ils l'ont fait
Nice optimise la consommation énergétique des bâtiments publics

Veolia accompagne la ville de Nice et la métropole Nice Côte d'Azur dans l'optimisation de ses installations thermiques pour maîtriser et réduire les dépenses énergétiques tout en luttant contre la pollution et l'émission de gaz à effet de serre. Une Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) a été déployé pour améliorer la maintenance préventive, le suivi et le réglage des installations de chauffage, de climatisation, de production d'eau chaude sanitaire. 415 bâtiments au total ont été concernés : 

  • 170 bâtiments administratifs
  • 127 bâtiments scolaires ou centres de loisirs
  • 124 sites culturels, de loisirs et sportifs

S’appuyant sur son savoir faire en matière d’efficacité énergétique, Veolia développe en France des solutions sur mesure en matière de performance énergétique pour tous types de clients : collectivités publiques, acteurs de différents secteurs d’activité, comme la santé, l’habitat, la défense, l’éducation… Le groupe offre un service à haute valeur ajoutée dans tous ses domaines d’expertise : conseil sur le choix optimisé des énergies, achat et gestion des fluides, ingénierie, exploitation et maintenance des installations, travaux et rénovation énergétique complète des installations incluant la rénovation du bâti. Parfaitement optimisée, la performance énergétique des bâtiments permettra de réaliser d’importantes économies d’énergies et de soulager le budget de fonctionnement des municipalités.

 

Un soutien de l’État en faveur de l’efficacité énergétique

Le Grand Plan d’Investissement 2018-2022 du gouvernement met l’accent sur l’accélération de la transition écologique et sur la rénovation thermique des bâtiments publics. 

Une enveloppe budgétaire de 3 milliards d’euros été spécifiquement débloquée pour réduire l’empreinte énergétique des bâtiments publics et accompagner les collectivités territoriales dans leurs projets de rénovation. 

La Banque des Territoires accompagne les collectivités dans la cartographie du patrimoine et des consommations énergétiques et peut participer en partie au financement de la rénovation énergétique des bâtiments publics sous forme de subventions, prêts ou certificats d’économie d’énergie. 

Les collectivités locales qui réalisent des opérations d’efficacité énergétique reçoivent des CEE (certificats d’économies d’énergie), dont elles peuvent tirer une source de revenus en les revendant à des fournisseurs d’énergie, qui sont dans l’obligation d’en acheter pour accompagner la réduction des consommations.
 

Ils l'ont fait

Femme installant des panneaux solaires

Dans le cadre d'un plan d'urgence  2017-2027 adopté par la région Île-de-France pour les lycées franciliens, le lycée des Ulis dans l'Essonne a fait l'objet d'une rénovation énergétique complète.

Depuis le remplacement des fenêtres, en passant par une isolation complète de toute l'enveloppe du bâtiment jusqu'à l'installation d'éclairage leds avec un système de pilotage par capteurs mesurant l'intensité lumineuse des pièces, plus de 6 000 m2 de surface ont été traités. 

Investi sur le projet, Veolia s'est engagé à atteindre 43% d'économie sur la consommation thermique et une diminution de 100 tonnes de CO2 par an sur les postes de chauffage et d'électricité.

> Élargir l'approche en identifiant les gisements de chaleur

Au sein d’un quartier, d’une ville, il existe une kyrielle de gisements de chaleur inexploités. Rejets de chaleur aériens, rejets liquides, rejets diffus, eaux usées, les gisements de chaleur valorisables sont nombreux. En fait, ils sont partout. 

Interrogez-vous. Sur votre territoire, demandez-vous si l’on trouve les terrains ci-dessous, si à cette question la réponse est oui, alors d’importants gisements de chaleur peuvent être exploités, et produire une chaleur qui peut être réemployée ailleurs, à proximité. 

  • des stations d’épuration 
  • des centres commerciaux 
  • des data centers 
  • des usines d’incinération 
  • des industries papetières 
  • des eaux d’égout 
  • des hôpitaux 
  • des usines diverses
     

Une dynamique locale, des soutiens nationaux

Analyse déperdition de chaleur sur bâtiment

On recense à ce jour en France 760 réseaux de chaleur, avec une longueur cumulée de 5 397 km représentant 25 TWh de livraison de chaleur (chiffres du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire).

De nouvelles mesures gouvernementales ont été annoncées en septembre 2019 pour accélérer le déploiement des réseaux de chaud ainsi que de froid renouvelables. Le Fonds Chaleur, géré par l'Ademe, porté par 208 à 259 millions d'euros en 2018, devrait atteindre 350 millions d'euros en  2020.

Les industries, une source de chaleur à valoriser

Toutes les activités humaines génèrent de la chaleur. Le secteur de l’industrie est l’un des principaux pourvoyeurs de chaleur puisqu'à lui seul il représente 20% de la consommation énergétique française. 

Une part de cette chaleur est perdue. C’est ce que l’on appelle la “chaleur fatale”. Celle-ci peut être récupérée puis revalorisée : en interne, pour répondre aux besoins de chaleur propres à l’entreprise ; en externe, pour répondre aux besoins de chaleur d’autres entreprises ou du territoire dans son ensemble, qui peut alors avoir intérêt à construire un réseau de chaleur. 

Au-delà d’une valorisation thermique, la chaleur récupérée peut aussi être transformée en électricité, également pour un usage interne ou externe. 

Ainsi, les procédés industriels peuvent être mis en synergie : la chaleur récupérée sur un procédé peut servir à en alimenter un autre.

Bon à savoir

Alors que la société dans laquelle nous vivons ne cesse de se digitaliser, les data centers se multiplient. 

Les besoins de refroidissements de ces infrastructures, avec leurs milliers de serveurs informatiques, représentent à eux seuls 2% de la consommation électrique mondiale.

Et si on récupérait leurs rejets thermiques ? 

Dézoom

Hôtel de ville de Lyon

« La légitimité des élus sur ce sujet est indispensable car leur connaissance de leur tissu local est unique. 
Parce qu'une cartographie des besoins et des gisements de chaleur est nécessaire, certains projets ne peuvent voir le jour sans l'impulsion du maire. Il est l'acteur clé pour faire bouger les choses et organiser la récupération de chaleur avec l'entreprise et faire que la ressource soit pérenne.
»

éric Bardelli, Directeur Technique et Projets Energie, Veolia 

> Faire naître des synergies

De la même manière que des boucles d'économie circulaire peuvent être mises en place en matière d’alimentation, elles peuvent aujourd'hui se mettre en place en matière d'énergie, à l'échelle d'un quartier, d'une commune voire d'une intercommunalité.

Valoriser les gisements ou puits de chaleur inexploités peut permettre de servir de substitut à une importante consommation d’énergies et produire localement une énergie à moindre coût. Cette énergie plus accessible peut à la fois soutenir l’attractivité du territoire, et contribuer à la lutte contre la précarité énergétique. 

Mobiliser les gisements de chaleur est ainsi un levier fort pour lutter contre une dure réalité : les inégalités face à la facture énergétique. Une réalité d’autant plus difficilement acceptable que sur les territoires, se côtoient à quelques centaines de mètres l’un de l’autre des quartiers constitués de bâtiments neufs ultra-performants et souvent haut de gamme et des bâtiments plus anciens dont les occupants éprouvent les pires difficultés à se chauffer. 

Les collectivités ont aujourd'hui la possibilité de porter des initiatives pour créer les conditions d’une cohésion énergétique de proximité.

Ville éclairée sous la neige à la tombée de la nuit

Le point de vue expert

« Pour limiter l'impact de production de chaleur sur l'environnement, il faut cesser d'installer mécaniquement dans les bâtiments, des installations qui consomment du gaz, du fioul ou de l'électricité », indique Éric Bardelli, Directeur Technique et Projets Énergie - Veolia.

« Il convient de se demander comment il est possible de déporter l'enjeu de la performance énergétique de la dimension "habitat" à l'échelle du quartier pour faire émerger des synergies au sein de quartiers, de villes, d'intercommunalités. »

Éric Bardelli
Directeur Technique et Projets Énergie - Veolia

Des bénéfices pour les territoires et leurs habitants

  • alimenter en chaleur tout un bassin de population, redistribuer en particulier la chaleur produite aux foyers modestes et lutter ainsi contre les inégalités face à la chaleur et à la facture énergétique, 
  • limiter les émissions de gaz à effet de serre du territoire en revalorisant les effluents collectifs,
  • diminuer les importations d’énergie et réduire la fragilité énergétique d’un territoire,
  • favoriser le développement d’infrastructures industrielles, par l’investissement dans des équipements de valorisation d’énergie.

 

Des bénéfices pour l’entreprise émettrice de chaleur

  • Réaliser de nouveaux gains économiques en transformant un effluent en une source de production de chaleur ;
  • Réduire ses émissions de gaz à effet de serre en utilisant une énergie de récupération à contenu nul en CO2 ;
  • Renforcer son intégration dans le territoire en s’impliquant dans un processus d’économie circulaire local

Ils l'ont fait

La ville de Boras en Suède s'est dotée, en collaboration avec Veolia, d'un réservoir d'une hauteur de 80 mètres et d'une capacité de stockage de 37 000 m3, contient de l'eau chauffée par les installations biomasse et d'incinération de la centrale de production thermique de la ville. 

Lorsque la demande en chauffage urbain est inférieure à la production, le réservoir stocke l'eau chaude non utilisée. 

A l'inverse, lors des pics de consommation, le réservoir restitue l'énergie accumulée. 
Cette solution permet de lisser la production d'énergie et de limiter le recours aux énergies fossiles. 

7 700 tonnes d'émissions de CO2 sont ainsi évitées chaque année.

 

Dézoom

« La clé du succès pour s'engager sur la voie de la performance énergétique : identifier des méthodologies duplicables sur les territoires pour gagner du temps et être plus efficace.

Le savoir-faire et l'expertise de Veolia par rapport aux enjeux d'énergie nous permettent de prendre de la hauteur et de développer une vision solidaire et coopérative au sein de laquelle les élus locaux jouent un rôle déterminant. »

Éric Bardelli
Directeur Technique et Projets Énergie, Veolia

POUR EN SAVOIR PLUS SUR NOS SOLUTIONS POUR FAIRE DES ECONOMIES D'ENERGIE, DU BATIMENT AU TERRITOIRE :

 

Eric Bardelli

Directeur Technique et Projets - Veolia Energie France

T +33 (0)1 85 57 41 03 / +33 (0)6 23 61 43 93

"Environnement et territoires : 15 propositions pour faire la différence" est une initiative du groupe Veolia en partenariat avec Valeurs Vertes pour nous inspirer et répondre aux attentes des français en matière environnementale

 

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