Jessyca Beranger, Responsable facturation

Si Jessyca ne s’imaginait pas être un jour au service de l'un des quatre éléments, c'est au gré de son évolution au sein de la société Eau du Grand Lyon qu’elle alimente à présent son engagement : « Notre but n'est pas de faire consommer de l'eau à nos clients, il est de garantir un suivi qualité irréprochable. » Cette absence de compromis, la Responsable facturation l'inscrit dans un verbe qui n'est pas toujours poli par la rondeur de la diplomatie ; un ton sans enrobage jusque dans ses mails qui vont à l'essentiel, et que l'on retrouve aussi dans les lignes de son évaluation annuelle.

Car c’est bien cette honnêteté qui lui a permis, à chaque changement d’orientation, d’acquérir une indépendance financière, d’enchaîner les services dans la restauration, de poursuivre des études en finances, puis de les arrêter en master, par conviction. Jessyca n’a eu de cesse d’éprouver son aplomb, même lorsque la jeune mère cherchait un emploi stable concordant avec le rythme de son premier enfant, même lorsqu’elle entra il y a plus de dix ans dans le groupe Veolia sans trop savoir pourquoi – « j'avais répondu à une annonce pour un poste de chargée de clientèle, mais j’ignorais encore en quoi cela consistait. À l’entretien, j’ai simplement dit que j’étais là pour les horaires de bureau ! »
Portée par l’expérience de sa supérieure, qui lui apprit les ficelles du métier – « technique ou administratif, elle avait réponse à tout ! » –, c’est dans les locaux de Rillieux, au pied du château d’eau, que Jessyca s’appliqua à passer les paliers en perpétuant les effets du travail bien fait. Gérant les contacts asynchrones, elle appréhenda la complexité de l’environnement Veolia et de sa faune : back office qui invite à prendre de la hauteur, demande de résiliation, de changement de compteur et autres réclamations. À force de dénouer ses incompréhensions en dénichant la solution – « mieux vaut oser poser une question qui peut sembler bête, que de rester ignorant toute sa vie » –, à force de traiter chaque demande, même les plus triviales, avec déférence, Jessyca a peu à peu tissé son étoffe de référente : « En plus de la facturation, j’assume la partie formation pour le service back-office consommateurs. J’adore cette partie de mon métier, surtout quand il s’agit d’accueillir de nouveaux arrivants et de leur expliquer le cycle de l'eau par le jeu. »

Quant au cycle des éditions de factures et de leur envoi – « quatre-cent-mille tous les six mois ! » –, il est assuré par l'équipe de Jessyca qui, entre deux sommes correctement modulées, traquent les failles et anomalies avant que la situation ne s’enlise ; avant que la bravache ne s’en aille sur le terrain, à la rencontre de celles et ceux pour qui l’eau est devenue ce sujet qui fâche :« S'il y a des mécontentements qui remontent jusqu’aux élus, cela ne me dérange absolument pas d’appeler le client directement. Je n’ai pas hésité à m’appuyer sur un conciliateur de justice et à me rendre chez un particulier qui avait du mal à honorer son règlement, afin de l’aider à trouver l’origine de sa surconsommation. Moi, je suis un soldat, je vais au front sans sourciller. »
Un souci de justesse qui, allié à ses racines siciliennes, favorise cette ambiance qu’elle ménage aux côtés des six collaborateurs qu'elle manage : « Je suis très protectrice ! Lors d'une formation, on devait dessiner la manière dont on se représentait, et ils m'ont dessinée avec de grands bras qui les entourent. Cette équipe, je la défendrai toujours quoi qu’il en soit. » De cette pause déjeuner durant laquelle ils s’attablent tous ensemble, à ces échappées jardin-barbecue invitant à la détente, Jessyca sème une bonhomie qu’elle reçoit en retour. Quelques souvenirs rapportés de leurs voyages et qui occupent bonne place sur son bureau – dinars algérien, porte-clés de Courchevel ou statuette du Congo.

 

Jessyca a certes fait du partage l’un des tenants de son épanouissement dans le groupe Veolia et dans son travail, elle reste constamment à la recherche de ces nouvelles trouvailles propres à émietter la routine. Qu’elle saisisse l’opportunité de conduire une task force remontant à la source d’une consommation d’eau sans contrat, ou apporte sa connaissance des besoins internes pour créer une application Eau du Grand Lyon levant plusieurs contraintes, la Responsable facturation a toujours su décadrer sa fiche de mission :

 

 

« Chez Veolia, je retrouve cet esprit novateur, cette envie de vouloir apporter plus de confort aux collaborateurs comme aux usagers. Si on souhaite y prendre part, il y a toujours un moyen de créer ou d’amorcer un projet. Et même si j’ai conscience que l’échec est une possibilité, j’aime aller là où je ne connais rien ! »

 

Jessyca, Responsable facturation Eau du Grand Lyon
Jessyca, Responsable facturation Eau du Grand Lyon
© Trafalgar Maison de Portraits & Romain Chambodut

Ainsi Jessyca conserve-t-elle ce mordant qui lui permet de renouveler ses savoirs, de se replacer sur la ligne de départ en transmettant ce principe qui chaque fois l’élance : « Il faut absolument que cela avance ! »

  


J'ai compris à quel point mon métier avait du sens ?

Chaque fois que je reçois une marque de reconnaissance de mon équipe ! Quand ils m’offrent des petits cadeaux pour mon anniversaire, ou qu’ils me félicitent en me disant que je suis « une super cheffe », je me sens vraiment à ma place.



Si l’on me donnait une baguette magique…

Je briserais les carcans qui entravent la liberté de chacun, dans sa pensée, dans le travail ou dans la sphère privée. La société attend tellement de nous aujourd’hui, ne serait-ce qu’être une mère exemplaire ! Dans le milieu professionnel, c’est pareil : il existe encore beaucoup de barrières qu’il faut faire exploser ; tout le monde n’est pas encore libre de pouvoir s’exprimer tel qu’il est. Ce n’est pas pour rien si Vol au-dessus d’un nid de coucou est l’un de mes films culte. C’est une ode à la liberté qui invite à ne ranger personne dans des cases.

 

Portraits Haute Couture

Ouvrir les coulisses de métiers peu connus, de "rendre visible l'invisible" via le parti-pris osé de la littérature, c'est le pari de cette série de portraits réalisée en association avec la Maison Trafalgar. Une écriture élégante, tendre et affûtée qui redonne ses lettres de noblesse à l'humain et aux émotions à travers les parcours de vie et les métiers de nos collaborateurs et collaboratrices.

Vous découvrirez ainsi, tous les mois, des portraits littéraires et photographiques de collaborateurs Veolia qui ont "osé le portrait" en se prêtant à cette expérience introspective et inattendue. Ils nous livrent des parcours de vie, des anecdotes qui donnent vie au terrain et à leur quotidien. Chaque écrit est unique, à l'image de nos collaborateurs, ils s'animent et dévoilent toute la richesse des personnalités qui composent la culture de notre entreprise. Tous ces témoignages ont un dénominateur commun, celui de faire un métier qui a du sens, en accord avec les valeurs profondes de Veolia.