En France, Veolia se fixe l’ambition de garantir l’effacement hydrique de ses services d’ici 10 ans

Dans le cadre de l’ambition « Net Zero Water », Veolia s’engage en France pour réduire l’empreinte hydrique des activités humaines dans lesquelles elle intervient : production d’eau potable et assainissement, industrie et agriculture.
Sobriété hydrique : image d’illustration de l’ambition de Veolia d’être “Net Zero Water”

Après avoir déjà réduit ses prélèvements de près de 30% au cours des 20 dernières années, Veolia se propose d’aller encore plus loin en se fixant l’ambition de garantir, en France, l’effacement hydrique de ses services d’ici 10 ans - autrement dit, de rendre à la nature autant d’eau que ce qu’elle y prélève. 

Veolia prélève chaque année 1600 milliards de litres d'eau dans le milieu naturel, et en rejette 1300 milliards. Nous prélevons ainsi 300 millions de m3 de plus que ce que nous rejetons. Avec l’objectif d’effacement, nous ambitionnons de réduire cet écart global à 0 d'ici 10 ans.

Veolia mobilisera les leviers d’un pilotage renforcé des réseaux, de l’accompagnement des consommateurs dans la sobriété des usages et du déploiement du recyclage des eaux usées, dans les villes, les campagnes et les sites industriels - à commencer par les siens. 

En particulier, Veolia se fixe l'objectif de :

> Baisser ses prélèvements en eau de 25% d’ici 10 ans, soit -50% depuis 1990 et l’équivalent de la consommation des 18 premières villes françaises, de Paris à Angers ;

> Porter à 25% le recyclage de l’eau sur les usines d’eau potable (d’ici 5 ans) ;

> Réduire de 40% supplémentaires les fuites existantes sur les canalisations, pour un maximum de territoires en-dessous de 10% de fuites ;

> Accompagner les Français approvisionnés par Veolia dans la sobriété des usages, pour contribuer à atteindre l'objectif national fixé par le gouvernement en la matière ;

> Atteindre 15% de recyclage des eaux usées sur le cycle de l'assainissement, soit l’équivalent de l'Espagne ;

> Montrer l’exemple avec ses sites industriels pour y porter la part de recyclage des eaux usées à 30% et optimiser les process ;

> Accompagner les agriculteurs dans leurs besoins de sobriété.
 

Une mobilisation sur le petit cycle de l'eau

En France, Veolia est le premier opérateur sur la production d’eau potable - 1 verre d'eau sur 3 dans le pays est servi par Veolia - et il en va de même sur l’assainissement. Cela nous donne des responsabilités particulières. 

Cours d’eau en pleine nature


En amont, nous ambitionnons de baisser nos prélèvements en eau de 25% supplémentaires d’ici 10 ans, soit -50% depuis 1990. Cela représentera une économie supplémentaire de 400 milliards de litres laissés dans la nature, soit l’équivalent de 2,5 fois le lac d’Aiguebelette (Savoie, 166 Mm3), 8 fois le lac de Lacanau (Gironde, 50 Mm3), ou la consommation annuelle de 7,25 M de Français - la population des 18 plus grandes villes françaises, de Paris à Angers. Cela passera par : 

  • Réutiliser 25% des eaux de lavage dans nos usines de production d’eau potable dans les zones sous stress hydrique (d’ici 5 ans) : le gisement d’eau douce rejeté par les usines d’eau potable représente environ 30% des pertes entre la ressource naturelle et le robinet d'eau potable. Ce gisement est une ressource secondaire idéalement localisée pour être utilisée (35 Mm3) ;
     
  • Réduire de 40% supplémentaires les fuites sur les canalisations (d'ici 10 ans), avec un maximum de territoires en-dessous de 10%, comme le sont déjà Quimper (29), Fréjus (83), Beauvais (60), Arcachon (33), Arras (62) voire en-dessous de 5%, comme Vendée Eau (85) ou encore Lagny-sur -Marne (77) (115 Mm3) ;
     
  • Accompagner les Français approvisionnés par Veolia dans la sobriété des usages, pour contribuer à atteindre l'objectif national fixé par le gouvernement en la matière :
    • La proposition de généraliser à 100% de compteurs d'eau intelligents pour permettre à chacun de maîtriser sa consommation d’eau, bénéficier d’alertes conso et détecter plus rapidement et efficacement les fuites après compteur (alors que moins d’1 Français sur 2 en bénéficie aujourd’hui) ;
    • Le développement de la tarification incitative, avec de premiers m3 très peu chers voire gratuits pour assurer l’accès à l’eau de tous, complétés par des chèques-eau pour accompagner les plus démunis, tout en encourageant à la sobriété des usages ; 
    • L'accompagnement au diagnostic individuel, pour aider les plus gros consommateurs à réduire leur consommation en priorité, comme nous avons pu le réaliser à Mayenne (53). 


En aval, dans les activités d'assainissement, cela passera par :  

  • Développer la récupération des eaux de pluie, alors qu’avec ses services d’assainissement Veolia est déjà le premier récupérateur d’eau de pluie de France. 
     
  • Développer la réutilisation des eaux usées municipales, en privilégiant les zones littorales et les usages non alimentaires à proximité des stations d’épuration (espaces verts, lavage des routes, nettoyage des égouts, golfs, réserve d’eaux anti-incendie, eaux industrielles… ). Trois étapes :  
    • Déployer la réutilisation des eaux usées sur 100 stations d’épuration d’ici 2025 ; 
    • Atteindre 10% de recyclage des eaux usées d’ici 2028, soit l’équivalent de ce qui se fait en Italie (soit 130 Mm3 dans 5 ans / précisément 8% en Italie) ;
    • Atteindre 15% d’ici 2033, soit l’équivalent de ce qui se fait en Espagne (soit 200 Mm3 dans 10 ans / précisément 14% en Espagne) - sur le potentiel de 20% estimé par le CEREMA.  


En parallèle de ces engagements pour assurer la disponibilité générale de l’eau, Veolia se mobilise pour faire face à sa saisonnalité :  

  • En poursuivant des efforts de recherche engagés sur plusieurs sites en matière de stockage souterrain et recharge de nappes ;
  • En développant des unités mobiles de crise ;
  • En promouvant l’interconnexion des réseaux

 

Des engagements en tant qu'acteur industriel

Veolia est aussi un acteur industriel, et participe par ses activités de recyclage et de traitement des déchets aux 20% de prélèvements d’eau réalisés par l’industrie. Notre objectif est de réduire de 25% nos prélèvements d’ici à 5 ans.

maintenance traitement des eaux

 
Cela passera par :

  1. Porter à 30% la part des eaux recyclées dans ses activités industrielles d'ici 5 ans. Celles-ci recyclent déjà 10% de l’eau qu’elles utilisent. 
  2. Economiser 20% de l’eau nécessaire aux curages de réseaux :
    1. Par une action directe : 
      1. En déployant les démarches de sensibilisation de ses collaborateurs à la sobriété au travail (éco-travail) ;
      2. En réutilisant les eaux de pluie, de ruissellement et les eaux usées dans les agences ;
      3. En doublant le nombre de camions recycleurs de 100 à 200 - camions bi-compartimentés et filtrant l’eau sale pour réutiliser l’eau propre sans besoin d’être réapprovisionné ;
      4. En récupérant l’eau des piscines, en commençant par les piscines publiques (20 000 m3 en première cible, soit 1% des 2,2 millions de m3 des piscines publiques);
      5. En mobilisant les efforts de R&D sur de nouveaux outils économes en eau, s’appuyant sur des techniques de curage pneumatique ou par brossage ;
      6. En saisonnalisant nos activités, afin de concentrer les opérations les plus consommatrices en eau en dehors des périodes de stress hydrique (< 10% en période de restrictions forte) ;
    2. En mobilisant ses clients, nous pourrons doubler cet impact : 
      1. En anticipant les problèmes de fuites au travers de l’autosurveillance des clients, en favorisant le recours au pré-diagnostic et au diagnostic afin de limiter les fuites et cibler les interventions ;
      2. En développant les techniques à base de résine de réparation des réseaux plutôt que de remplacement, pour en rénover 30% de plus au même prix. Déjà en vigueur sur l’assainissement, ces techniques sont aujourd’hui prêtes à être déployées sur l’eau potable ;
      3. En accélérant la réutilisation des eaux de pluie, en convertissant l’affectation d’anciennes capacités de stockage. Les cuves à fioul qui ne servent plus après l’installation de panneaux solaires, ou les fosses septiques qui ne servent plus après raccordement au réseau collectif d’eaux usées peuvent ainsi trouver une nouvelle vie.
         
  3. Développer sur tous les sites la sensibilisation à la sobriété hydrique des salariés et opérateurs.
  4. Développer l’utilisation de l’eau de pluie pour des usages de brumisation et de nettoyage de site et de véhicules.
  5. Poursuivre les efforts de sobriété énergétique, dans le cadre du plan ReSource, pour consommer moins d’électricité et indirectement encore moins d'eau. 
  6. Et pour aller plus loin : 
    1. Réaliser les bilans hydriques complets de ses principaux sites, en particulier les Unités de valorisation énergétique et mettre en place les leviers d’actions (optimisation des process, réduction des pertes).
    2. Explorer les projets de Reut pour les 20% d'UVE situées à proximité des STEP.
    3. Développer la réutilisation de lixiviats traités, pour faire des centres de stockage des déchets des sites producteurs d'eau.
       

Des engagements en tant que fournisseur de services agricoles

Veolia fournit aussi des solutions à l'agriculture. En plus de l'impact que pourrait avoir les évolutions dans le choix des plantes en amont et de l'alimentation en aval, le déploiement de ces solutions de service permettrait d’accompagner les pratiques agricoles sur le chemin de la sobriété.

irrigation de terres agricoles

 

Elles peuvent en effet leur permettre de :

  • Réduire les besoins d’arrosage des plantes en multipliant par 3 notre production d’engrais organiques : ces engrais permettent aux sols de mieux se reconstituer, à la terre de mieux retenir l’eau et aux agriculteurs de moins arroser. 
     
  • Assurer un arrosage efficace, dans les champs comme dans les espaces verts :  
    • Avec un pilotage intelligent de l’irrigation, qui s’appuie sur des capteurs connectés. A Tarbes, nous avons fait la démonstration que ces solutions pouvaient réduire de 30% la consommation d’eau dans les champs. 
    • Avec des solutions de machine learning et d’IA mesurant le bien être des plantes, comme Vegetal Signals, développé en partenariat avec la start-up Hydroscore - Vegetal Signals. Aujourd’hui utilisées par des viticulteurs responsables, elles seront bientôt disponibles pour les grandes cultures.
  • Arroser avec des eaux alternatives, en recyclant les eaux usées à des fins agricoles. Aujourd’hui, les îles de Ré ou de Noirmoutier, sur lesquelles l’eau douce est rare, utilisent largement ces eaux pour leurs cultures et peuvent nous inspirer.
     
  • Réduire la consommation d'eau de l'élevage grâce aux farines d’insectes produite par Mutatec par valorisation des biodéchets, évitant de recourir à des céréales consommatrices d’eau.  
     

Engagement chiffré en économie sur la ressource en eau (en m3) :

Veolia prélève chaque année 1600 milliards de litres d'eau dans le milieu naturel, et en rejette 1300 milliards. Nous prélevons ainsi 300 millions de m3 de plus que ce que nous rejetons. Avec l'objectif d'effacement, nous ambitionnons de réduire cet écart global à 0 d'ici 10 ans.


Le 22 mars 2023, Veolia a lancé l'initiative Éco d'Eau, pour rassembler tous les acteurs - collectivités, entreprises, associations, citoyens, … - prêts à s'engager pour préserver la ressource en eau.

Tous mobilisés pour transformer durablement notre rapport à l'eau.

Chaque organisation peut dans ce cadre formuler ses actions dans une charte d’engagements volontaires. Vous retrouverez ci-dessous celle de Veolia.