Toits Sainte Maxime

Et si on utilisait l’eau recyclée pour irriguer les golfs et les espaces verts ?

Depuis 2006, Veolia accompagne la commune de Sainte-Maxime dans la réutilisation des eaux usées traitées (dite “Reut” ou “Reuse”) pour l’arrosage de son golf et de ses espaces verts. La solution idéale pour en finir avec le stress hydrique saisonnier de la ville.

Pendant la saison estivale, la station balnéaire de Sainte-Maxime doit faire face à un pic de consommation d’eau potable, car sa population explose. C’est un véritable enjeu pour la ville, dont les ressources locales en eau sont trop faibles pour pourvoir aux usages de la population pendant l’été.

Lors des vagues de sécheresse, la ville se voit même dans l'obligation d'imposer des restrictions d'eau aux habitants, tandis que le golf, élément d'attractivité touristique clé, doit continuer d'arroser ses greens. Un vrai potentiel de tension, car chaque année, ce sont 300 000 m3 qui sont nécessaires pour irriguer les 60 hectares du golf !

Très tôt, Sainte-Maxime a cherché des solutions pérennes pour gérer cette problématique. C'est ainsi qu'elle a décidé, accompagnée par son partenaire Veolia, de réutiliser une partie des eaux usées traitées issue de sa station d’épuration pour arroser quelques espaces verts et le golf. A la suite de travaux de mise aux normes de la station d'épuration, une unité de traitement tertiaire pour la réutilisation des eaux usées traitées a été mise en place en 2006 et des canalisations ont été posées pour acheminer ces eaux « tertiaires » vers les lieux d'arrosage.

Vers la fin du déficit hydrique

Depuis, le golf de Sainte-Maxime a complètement changé de ressources hydriques : historiquement arrosé avec de l'eau potable, il est désormais alimenté par de l'eau traitée recyclée issue de la station d’épuration, stockée dans un bassin de 10 000 m3 puis acheminée par pompage sur le parcours.

Golfeur de dos marchant sur le green
pictogramme Golf

Un golf plus vert

Pictogramme engrais

Moins d'engrais

Pictogramme gains financiers

Gains financiers

Cette solution présente de multiples atouts : un golf plus vert toute l’année, moins de frais d’engrais (les fertilisants arrivent naturellement avec l’eau) et des gains financiers, le tarif de l’eau recyclée traitée étant bien plus attractif que celui de l’eau potable.

Le grand bénéficiaire de cette solution vertueuse, c’est bien-sûr Sainte-Maxime !
En réutilisant des eaux recyclées, la ville n'a plus à prélever de l'eau sur une ressource naturelle éloignée, ce qui lui permet d'augmenter la quantité d'eau potable destinée aux habitants.

Cette boucle d'économie circulaire lui permet ainsi d'économiser 12 % de sa consommation d’eau potable annuelle.

Un savoir-faire éprouvé

Cette avancée repose avant tout sur le savoir-faire des équipes de Veolia. Etude de faisabilité, gestion des volets techniques et réglementaires, suivi de la qualité de l’eau …autant d’expertises qui ont permis la mise en place d’une filière conforme à la réglementation, parfaitement bien dimensionnée pour adresser les besoins de la commune.

Le point de vue expert

Le traitement des eaux tertiaires est contrôlé et régi par une réglementation stricte, qui évolue régulièrement, précise Geneviève Petit-Joly, Directeur Service Usine du territoire. Nos équipes maîtrisent parfaitement ces exigences réglementaires et assurent un suivi régulier de nos installations, avec des contrôles de la qualité de l'eau jusqu'aux points de livraison.

Geneviève Petit-Joly, Directeur Service Usine du territoire

Une solution d’avenir

La collectivité ambitionne d’augmenter son périmètre d’arrosage des espaces communaux. Des perspectives tout à fait réalisables, puisque à ce jour, seul 20 % du flux rejeté par la station d’épuration est traité. Le dispositif Reuse de Sainte-Maxime s’apprête à célébrer son quinzième anniversaire. De quoi attester de sa pérennité et inciter d’autres collectivités à déployer cette solution vertueuse pour arroser leurs golfs et espaces verts.

Le point de vue expert

Les vagues de sécheresse liées au réchauffement climatique se multiplient en France. Il est nécessaire d’anticiper ces évolutions. La France doit s’inspirer de pays comme l’Espagne ou Israël qui ont franchi le pas depuis longtemps en matière d’irrigation des espaces verts avec de l’eau usée traitée.

Paul-Emile Roblez, Directeur de territoire, Golfe de Saint-Tropez